FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Article mis en ligne le 30 novembre 2012

par L’administrateur
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Nous proposons ci-dessous un texte de Jean Riedinger, extrait de Correspondance unitarienne, n°121 – novembre 2012, n° spécial en hommage à Roger Parmentier, pasteur de l’Eglise Réformée de France à la retraite, décédé à l’âge 94 ans, dans la nuit de vendredi à samedi, le 22 septembre 2012. Par ce texte, qui propose une parabole saisissante imaginée par Roger Parmentier, nous inaugurons un forum spécial sur la religion et le christianisme en Afrique. Comme toujours vos réactions seront accueillies avec joie et partagées avec tous les amis.

Jean Riedinger - J’assure toutes les deux semaines une émission de 3 minutes sur RCF Jéricho , radio chrétienne de Nancy (émission par ailleurs quotidienne et assurée par des personnes de sensibilité religieuse ou spirituelles variées). Je vous envoie le texte que j’ai déjà enregistré qui sera diffusé le 1er octobre. Au moment où je l’ai élaboré et enregistré je ne savais pas que notre ami Roger Parmentier allait mourir. Je pense que ce texte est, de fait, de ma part un hommage à sa personne et à sa spiritualité émancipatrice

Au cours de la messe la forme générale de la prière universelle après le Credo est la supplication. La Constitution conciliaire l’indique clairement, tout comme la Présentation générale du Missel romain : il s’agit de prier pour les besoins de l’Église ; pour les dirigeants des affaires publiques et le salut du monde entier ; pour tous ceux qui sont accablés par une difficulté ; pour la communauté locale. ” C’est de cette façon que se présente officiellement cet acte liturgique. Pourtant je vous propose une petite parabole que j’ai lu récemment et qui m’a beaucoup interrogé. Elle a été imaginée par Roger Parmentier qui est pasteur, exégète, engagé dans les mouvements humanitaires et d’une manière générale propose des manières de comprendre la Foi pour les hommes et les femmes d’aujourd’hui. Voici cette parabole.

Ayant entendu les prières des chrétiens et spécialement leurs prières dites d’intercession en faveur des humains en détresse, "Dieu" leur répondit :
“ Chers enfants, il me semble que vous avez beaucoup de toupet… Vous me demandez de faire ce qui est justement de votre propre responsabilité. C’est un comble ! Vous me demandez d’établir la paix sur la terre et la justice, de prendre soin des malades, de secourir les torturés, de donner leur pain quotidien (et l’eau potable) à ceux qui souffrent de famine, de donner un bon cœur aux enfants et aux adolescents, la générosité et la sérénité aux vieillards, du courage et de la détermination avisée aux responsables politiques, de délivrer les prisonniers, de ramener chez eux les exilés… et beaucoup d’autres choses semblables…
Mais tout cela c’est votre plan de travail, la mission que je vous ai confiée ! Pourquoi vous adresser à moi ? C’est à vous de réfléchir et d’agir. Pourquoi pas me demander aussi de réparer le robinet qui fuit, de changer une ampoule ou le pneu crevé ?
Si j’ai bien compris vos croyances sur la création du genre humain c’est moi qui vous ai tout donné : une grande intelligence (que vous laissez souvent au chômage), un cœur compatissant (idem), l’esprit d’entreprise, une conscience sensible aux détresses, des mains et des bras pour agir, et tout le reste… et qu’en faites-vous ? Et vous me demandez d’intervenir ?
Dans ma grande sagesse, je sais bien que toutes ces demandes sont inspirées par de bons sentiments, de bonnes intentions… Mais vous savez bien que ça ne suffit pas. D’ailleurs vous dites vous-mêmes que "l’enfer en est pavé" (je ne sais toujours pas ce que vous appelez l’enfer à moins que ce soit ce que vous organisez pour beaucoup sur la terre ?).
Tout cela, je vous envoie régulièrement des prophètes pour vous le rappeler… Qu’en faites-vous ? Les éliminer ? Allez, un peu de courage spirituel, je vous en prie (chacun son tour)
”.

Quand nous préparerons les prières universelles avant l’offertoire, prières qui sont aussi une forme de regard chrétien sur le monde, pensons à ces reproches paternels de notre Dieu.

http://labesacedesunitariens.over-blog.com

Téléchargements Fichiers à télécharger :
  • Boubacar Boris Diop_Réflexions sur la question malienne
  • 99.5 ko / Word
  • Dietrich Bonhoeffer, Pour un christianisme non religieux
  • 44.5 ko / Word
  • Dossier complet sur les détenus politiques de Natitingou
  • 62.5 ko / Word
  • Marcel Légaut à propos de la Cène
  • 30 ko / Word
  • Messan Agbéyomé KODJO_Violation et déni des mes droits
  • 38.5 ko / Word
Forum
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FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 22 février 2013

COMPTE RENDU DU CAFE-RENCONTRE DU 26 JANVIER 2013

Comme prévu, le café-rencontre du mois de janvier de cette année académique s’est tenu le 26 janvier 2013 à l’IUB et a eu pour thème : « Qu’est-ce que la religion ?

Après la lecture et l’adoption du compte rendu de la rencontre du mois de décembre 2012, Albert GANDONOU a introduit le thème du jour en mettant l’accent sur notre devoir de continuer les rencontres parce que nous sommes désormais une institution vieille de seize (16) années et dont la voix a commencé à porter et à être prise en compte.

Ensuite la parole fut accordée à chaque participant pour se présenter et se prononcer sur ce qu’il entend par religion. La perception de la notion de religion par CPCM exprimée dans le document « Spécial Relance des activités » et dans lequel se trouvent les textes de base des cafés-rencontres de l’année en cours et qui présente la religion comme étant « avant tout fait social, fait de culture, fait de civilisation » a fait craindre à certains le risque de syncrétisme. L’un des participants, socio-anthropologue de formation, a essayé de montrer qu’on ne peut parler de syncrétisme parce que les Africains n’ont pas de religion mais plutôt des principes cosmogoniques ; perception qui a donné lieu à un débat très animé que le modérateur a tôt fait de recentrer en se fondant sur le document de base. En effet, il a été évident pour chacun que les principes qui fondent une religion sont présents dans toutes les cultures, donc aussi bien en Europe qu’en Afrique. La lecture d’un passage de la page 2 du document « Spécial Relance des activités », tiré d’un discours du pape Alexandre VII, en 1659, aux tout premiers missionnaires, renforce cette vision de la présence des mêmes valeurs humaines dans toutes les sociétés.

Pour finir, il est apparu nécessaire pour nous Africains d’écrire notre propre histoire et de nous assumer culturellement.

Les débats ayant pris presque tout le temps prévu pour la rencontre, Albert GANDONOU a rapidement donné les informations à l’ordre du jour de la rencontre. Il a été question de :

- le compte rendu de la rencontre avec le pasteur Basset de la Suisse dans le cadre du dialogue interreligieux ;

- l’arrestation à Natitingou de l’abbé Célestin DENDABADOU, aumônier des prisons du diocèse de Natitingou, pour avoir reçu un courrier d’un prisonnier politique après une messe célébrée dans la prison.

- de la guerre au Mali et des aspects que les télévisions et les radios refusent d’aborder.

Enfin, la prochaine rencontre qui aura lieu le samedi 23 février 2013 a pour thème « Qu’est-ce que le christianisme ? ».

Lambert C. ADANHOUNME

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 16 février 2013

Togo - OBUTS : Communiqué de presse du 12 février 2013

Après analyse approfondie des derniers développements de l’actualité politique nationale et plus particulièrement du sort extrêmement regrettable fait d’une part, au Président national de notre formation politique Monsieur Gabriel Agbéyomé Messan KODJO et d’autre part, au 1er Vice-Président, Monsieur Gérard Komla ADJA, marqués par une mesure de complète et astreignante privation de liberté, le Bureau Politique de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) tient de façon pressante à informer le peuple togolais et la communauté internationale des traitements inhumains et dégradants que subit le Président National dans les locaux de la gendarmerie nationale.

En effet le samedi 09 février 2013, vers 8h 30, Monsieur Agbéyomé KODJO fut victime d’un malaise cardiaque et l’officier de préséance a promis faire diligence pour qu’un médecin puisse l’examiner. Ce n’est qu’à 19h20, que le médecin a pu le voir, laissant ainsi le Président National sans soins médicaux toute une journée, en dépit de la nature du malaise exprimé et du caractère urgent qu’il revêt. La veille, le vendredi 08 février 2013, Monsieur Agbéyomé KODJO fut préservé d’un transfèrement vers un lieu de privation de liberté isolé, grâce à l’intervention des organisations de défense des droits de l’homme.

Au regard de ces faits, il y a matière à relever une non-assistance à personne en danger, une mise en danger délibérée de la vie d’autrui et la récurrence de traitements inhumains et dégradants.

Le Bureau Politique de OBUTS dénonce de nouveau le caractère cavalier et illégal de toute la procédure ayant conduit à l’inculpation et à la mise sous mandat de dépôt du Président national car, les graves irrégularités de forme et de fond qui entachent la décision du 16 janvier 2013 de l’Assemblée nationale tendant à une prétendue levée de l’immunité parlementaire, rendent cette décision irrecevable et non opposable à Monsieur Agbéyomé KODJO. En conséquence, l’immunité parlementaire qui, à ce jour, lui est entièrement et pleinement acquise en tant qu’ancien Président de l’Assemblée nationale, est violée et les droits qui s’y rattachent bafoués.

Par ailleurs, selon des sources judiciaires proches du dossier, Monsieur Agbéyomé KODJO est innocent car, au terme des enquêtes menées, aucune incrimination ni morale ni matérielle ne peut lui être imputée.

On comprendra dès lors, les obscurs desseins de ceux qui ont orchestré son enlèvement, manu militari de son domicile et la séquestration dont il est l’objet depuis le 16 Janvier dernier dans les locaux de la gendarmerie nationale.

S’agissant du 1er Vice-président de notre formation politique, monsieur Gérard ADJA,
les soupçons qui pèseraient sur sa personne relativement à un lien ou contact qu’il aurait établi avec une présumée receleuse de pagnes volés lors de l’incendie du grand marché de Lomé se sont évaporés au profit d’un improbable projet d’incendies de stations d’essence et dont il aurait confié l’exécution à un certain Azéa. Curieusement, ce dernier ne fut même pas inquiété depuis l’arrestation de Monsieur ADJA et n’a été placé en garde à vue que, lorsqu’il serait parti négocier, la libération de son frère interpellé par le SRI de la gendarmerie. Le nommé Azéa fut par la suite libéré et d’après nos informations, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire à ce jour. Selon les mêmes sources, Monsieur ADJA est également innocent car, les faits qui lui sont reprochés sont imaginaires.

Enfin, il à noter que depuis l’ouverture de cette enquête, en dépit des interpellations abusives et arbitraires qui ont manifestement pour objet de criminaliser l’opposition politique togolaise, les incendies se multiplient dans le pays et continuent de causer d’importants dégâts matériels, ce qui prouve à suffisance que les pyromanes sont à rechercher ailleurs et non au sein de OBUTS, ni au sein des partis d’opposition.

Par conséquent, le Bureau Politique de OBUTS dénonce fermement, l’acharnement contre ses responsables et exige la libération immédiate du Président National et de son Vice-Président ainsi que de tous les responsables politiques et autres détenus dans le cadre de cette rocambolesque affaire.

Lomé, le 12 février 2013
Pour le Bureau Politique
Yaovi BOESSI Secrétaire Général

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 1er février 2013

Durant son audience hebdomadaire du 30 janvier, le pape Benoit XVI a poursuivi son enseignement sur le crédo, en mettant notamment l’accent sur « le visage définitif de Dieu » révélé dans son fils Jésus. Il a analysé cette image en s’interrogeant sur les difficiles conditions concrètes d’exercice de la paternité contemporaine.

Devant 5000 pèlerins, le souverain pontife a détaillé « les nombreux facteurs qui peuvent empêcher une relation sereine et constructive entre pères et fils, porter atteinte à la communication, mettre en cause la confiance ». Et de citer les familles décomposées, les difficultés à tenir un équilibre familial, l’invasion croissante des mass médias dans la vie quotidienne, l’emprise du travail, … « Dans ce contexte », a reconnu le pape, « en l’absence de modèles de référence adéquats, il devient problématique d’envisager Dieu comme un père et de s’abandonner à Lui avec confiance ».

Reprenant sa méditation sur le début du crédo – à savoir « Je crois en Dieu, le Père tout-puissant » – le pape s’est inscrit en faux contre ce qu’il a appelé « une sorte d’omnipotence divine dessinée selon nos schémas mentaux et nos désirs ». Il a expliqué : « Ce Dieu, dit tout-puissant, résoudrait les problèmes, interviendrait pour éviter toutes les difficultés, vaincrait toutes les puissances adverses, changerait le cours des choses et annulerait les douleurs ». Et d’affirmer que tout au contraire, « l’amour patient, la miséricorde, le pardon, la compassion et l’appel continu à la conversion du cœur » sont, à ses yeux, les caractéristiques du « Père tout-puissant », révélé aux hommes par le visage de Jésus. « La puissance de Dieu, manifestée sur la croix, permet de répondre au mal par le bien, aux insultes par le pardon, à la haine meurtrière par l’amour ».

http://info.catho.be/2013/01/31/la-figure-paternelle-grande-absente-du-xxie-siecle/

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Collectif POLEX - le 1er février 2013

Communiqué du Collectif communiste Polex

Le Collectif communiste Polex demande l’arrêt de l’offensive de l’armée française au Sahel

C’est aux Maliens et à l’Union africaine de rétablir la sécurité dans la région

· Les communistes ne peuvent avoir aucune complaisance pour les groupes armés intégristes qui ont imposé par la terreur leur volonté aux populations du Nord-Mali. Cette nébuleuse de groupes armés, formés de combattants et de chefs de guerre de diverses nationalités, est bien armée grâce aux bénéfices des trafics qu’ils pratiquent au Sahara depuis des années (de migrants, de drogue, d’otages rançonnés) et à l’aide financière des monarques pétroliers arabes du Golfe, d’inspiration intégriste (et proches des USA et de l’Occident), le Qatar et l’Arabie Saoudite. Les groupes « djihadistes » du Nord-Mali, très divers, ont en commun l’idéologie intégriste, instrumentalisation de la religion musulmane au profit d’une vision politique ultra-réactionnaire. L’intégrisme « djihadisme-islamisme » n’est pas une variété de l’Islam, c’est une forme de fascisme contemporain au pays musulman, dirigé avant tout contre les peuples du continent africain et du Moyen-Orient, avec la complaisance, et parfois le soutien direct des puissances politiques et financières de l’Occident (Qatar, et derrière lui, les USA !) : ce fut le cas au Maghreb, en Egypte ; c’est le cas en Syrie et au Sahara malien aujourd’hui.

· Nous comprenons fort bien le désir de la grande majorité des Maliens de se débarrasser, y compris par les armes, des bandes armées et délinquantes qui ont envahi le nord du pays. Mais cela ne peut nous faire approuver l’intervention militaire de la France, qui a affirmé dès les premiers jours aller bien au-delà de l’aide ponctuelle annoncée par le Conseil de Sécurité de l’ONU : le Président Hollande et le gouvernement Ayrault mènent une guerre, avec des milliers de soldats français, dont les objectifs affirmés sont la reconquête de l’immensité saharienne, sans limitation dans l’espace ni dans le temps. La France, puissance impérialiste en déclin, veut y restaurer ses prérogatives de « chasse gardée » militaire (bases, et accords d’encadrement et d’ingérence), diplomatique, et plus encore économique (minerais et sources d’énergie). Toujours imprégnée de son passé colonial, la France officielle, qu’elle soit dirigée par la droite ou le Parti Socialiste, veut écarter de ce pactole les nouveaux concurrents, surtout les Chinois (déjà présents au Niger, ou en Algérie), y compris par la guerre, comme en Libye.

· Ces objectifs de l’impérialisme français sont aventureux sur le plan militaire : malgré les coups de clairon nationalistes des journalistes dévoués à tous les pouvoirs, droite et PS, la guerre au sol peut durer des années face à une guérilla intégriste. Nous ne pouvons que nous féliciter de voir le syndicat des journalistes dignes de ce nom, SNJ-CGT, dénoncer courageusement le « ton va-t-en-guerre » et les « images d’Épinal » que nous déversent tous les jours les télévisions et radios publiques et privées.

Les objectifs français sont tout autant irréalistes sur le plan géopolitique. La France impérialiste n’a plus les moyens de mener cette reconquête africaine avec ses seuls moyens et à son seul profit. Comme ce fut le cas à l’issue de la guerre en Libye, cela ne pourra aboutir qu’à la création d’une zone d’influence sahélo-saharienne au profit de l’Occident en général, et en premier, de l’impérialisme étatsunien dominant.

· Nous n’ignorons pas les concurrences entre impérialismes occidentaux en Afrique du Nord-Ouest. Mais cela ne peut en aucun cas nous entraîner à approuver l’impérialisme français contre celui de Washington, Doha et Riyad, instrumentalisant les mouvements intégristes. Nous sommes opposés à toute forme d’impérialisme, à commencer par celui de notre propre gouvernement.

· L’entrée en guerre de la France est une hypocrite manipulation de l’opinion : le pouvoir socialiste a lancé et poursuivi, seul, la guerre au Mali pour redorer son blason en faisant oublier dans une aventure consensuelle (avec l’appui de la droite et du Front National !) la politique d’austérité, de destruction des industries, de « flexibilité », dont il est responsable.

· A l’issue de deux semaines de guerre, l’offensive des groupes armés intégristes vers le sud du Mali, qui a servi de justification initiale à l’intervention française, n’existe plus. Nous sommes donc, plus encore qu’auparavant, opposés à la guerre de conquête menée par la France au Sahara.

· La capacité de nuisance des groupes armés intégristes au Nord-Mali reste grande. La France, ex-puissance coloniale, n’est pas qualifiée pour reconquérir cet espace à son profit, pas plus que les autres puissances occidentales, ou leurs affidés africains de la CEDEAO (Ouattara, Compaoré, etc.).

· Les seuls qualifiés à décider du sort du Mali sont les citoyens maliens et leurs représentants librement désignés, dès que possible.

· Le rôle des partenaires extérieurs, France, USA, CEDEAO, ne peut être en aucun cas de profiter de l’état de faiblesse de l’état malien pour s’en rendre maîtres. Elle peut être tout au plus d’aider à la reconstruction des forces armées du pays, à sa survie économique, et plus tard à son développement économique et notamment industriel : n’oublions pas que l’effondrement des états africains a été, notamment au Mali, la conséquence des privatisations et de l’austérité budgétaire imposées par le FMI. Et le sous-développement, le chômage, la pauvreté et l’émigration qui en découlent sont la source de l’intégrisme.

· L’action pour débarrasser le Nord-Mali et le pays dans son ensemble des groupes armés intégristes ne peut être le fait que des Africains qu’ils menacent, sous le strict contrôle de l’Union Africaine et non pas de la seule CEDEAO, et concertée entre tous les pays riverains concernés (Mali, Mauritanie, Algérie, Niger, Nigéria, etc.), en aucun cas soumise aux volontés des puissances occidentales. La Chine, la Russie, l’Amérique Latine, l’Afrique du Sud, etc. sont tout aussi concernées par cette situation que la France ou les USA, et doivent pouvoir l’exprimer dans le cadre de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Collectif communiste Polex

Paris, le 31 janvier 2013

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 29 janvier 2013

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65

Site :www.la-flamme.org

Cotonou, le 28 janvier 2013

Le Premier Secrétaire

Philippe NOUDJENOUME

Adresse

Aux députés de l’Assemblée Nationale

Porto-Novo

A propos de l’entraînement de notre pays dans la guerre au Mali.

Mesdames et Messieurs les Députés et Chers Compatriotes,

Aussitôt après l’intervention des troupes françaises au Mali le 11 janvier 2013, le Chef de l’État a annoncé l’envoi des éléments des Forces Armées du Bénin combattre au Mali. Cette attitude a soulevé la réprobation de certains députés qui ont rappelé que l’implication au combat des Forces Armées du Bénin dans une guerre doit recevoir l’approbation préalable de la Représentation Nationale.

Mais force est de constater que le Chef de l’État et son gouvernement n’ont tenu aucun compte de la Représentation Nationale. En effet, ce n’est que le dimanche 20 janvier que le Chef de l’État a, dans un discours à la Nation, informé qu’après un conseil des Ministres le 14 janvier 2013, il venait de saisir la Représentation Nationale. Son Ministre de l’Intérieur, Benoît DEGLA, intervenant sur les antennes de la Télévision Nationale ORTB le jeudi 17 janvier 2013, reconnaissait publiquement que l’Assemblée Nationale n’était pas encore saisie à cette date du 17 janvier. Le lendemain 18 janvier 2013, le premier contingent béninois partait sans que l’Assemblée Nationale ait examiné et encore moins donné suite à la saisine du Chef de l’État. Il y a manifestement mépris frisant outrage à l’Assemblée Nationale.

Mais au-delà de cette question de forme qui souligne encore une fois qu’au Bénin, le Président de la République gouverne au mépris des lois, agit selon sa seule volonté, il y a lieu de s’inquiéter de la grave décision d’entraîner notre pays et notre peuple contre son gré dans la guerre au Mali.

Dans son discours de justification de l’entraînement de notre pays dans la guerre, le Chef de l’État dit : « La République sœur du Mali est confrontée à une menace contre son intégrité territoriale du fait de groupes rebelles et terroristes qui, au mépris du principe de l’intangibilité des frontières reconnu par l’Union Africaine et la Communauté Internationale, ont engagé un processus de partition du territoire malien.

Cette menace de partition s’est accompagnée d’une autre menace plus grave. Il s’agit de l’irruption au Nord du Mali de groupes narco-trafiquants et terroristes armés, partisans du fondamentalisme religieux dont l’objectif est de créer au Mali un État islamique basé sur la Charia, un projet contraire à la laïcité de la République malienne (…).

Il y a lieu de rappeler que dans ce projet, ces groupes terroristes se proposent de remettre en cause le caractère laïc de l’ensemble des États de notre sous-région ». (cf "La Nation" du 21 janvier 2013). Voilà l’argumentaire du Chef de l’Etat.

Nulle part dans cet argumentaire, il n’est question d’agression du Mali par des forces armées étrangères. Le projet d’indépendance proclamé de l’AZAWAD et menaçant l’intégrité territoriale du Mali provient de groupes ethniques maliens. Il s’agit donc d’un conflit interne au Mali, comme cela avait été le cas au Nigeria avec le défunt Biafra, au Niger, au Tchad, en République Démocratique du Congo, etc. Ensuite, le principe d’intangibilité des frontières reconnu par l’Union Africaine et la Communauté Internationale a été violé et remis en cause par cette même Communauté Internationale et l’Union Africaine par la partition du Soudan sans que les États de l’Union soient allés au secours de Khartoum contre les "rebelles" du Soudan du Sud. Et notre Constitution dans son article 67 dit formellement que « le Président de la République ne peut faire appel à des forces armées ou de police étrangères pour intervenir dans un conflit intérieur sauf dans les cas prévus à l’article 60 » qui parle de coup d’État, de putsch ou d’agression par des mercenaires. Ce que notre Constitution interdit pour notre pays ne peut être autorisé à l’égard d’autres.

En ce qui concerne l’objectif par des groupes islamistes de "créer au Mali un État islamique basé sur la Charia", il s’agit encore ici d’un problème interne au Mali. Les pratiques des fondamentalistes musulmans sont réactionnaires, choquantes et inhumaines comme celles de tout fondamentalisme religieux. Mais, que des Maliens pensent, luttent pour que leur État change de régime et que d’un État laïc, il devienne islamiste et que d’autres n’en veulent pas, c’est aussi un problème interne au Mali. Et des États islamistes basés sur la Charia existent au monde : en Tunisie, en Égypte, en Arabie Saoudite, au Qatar avec lesquels le Bénin entretient de bons rapports. La lutte pour la nature de l’État revient aux citoyens de chaque pays.

En envoyant les troupes béninoises s’impliquer au Mali dans un conflit interne, le Président Boni YAYI piétine la souveraineté du peuple malien tout en entraînant notre pays dans la guerre et ceci sans l’avis ni l’aval du Parlement. Les interventions antérieures des troupes béninoises à l’extérieur concernent des missions de paix, d’interposition entre belligérants. Maintenant et ici dans le cas du Mali, il s’agit d’une mission de guerre, de combat contre des forces à l’intérieur du Mali.

Mesdames et Messieurs les Députés et Chers Compatriotes,

Il n’est un secret pour personne que le Nord Mali abrite d’immenses richesses dans son sous-sol et que la menace de partition du Mali par l’AZAWAD était fortement encouragée (pour ces raisons) par des pays qui aujourd’hui clament vouloir défendre l’intégrité territoriale de ce pays. Ensuite, les groupes terroristes islamistes n’ont pu se déployer au Nord du Mali avec des armes et minutions de pointe qu’avec l’accord, au vu et au su de ceux-là qui étaient intervenus en Libye pour assassiner son président. Enfin, tout récemment, le Président de la République Française, Mr François HOLLANDE, répondant à la demande d’intervention des troupes françaises en Centrafrique contre les rebelles de la SELEKA a eu le bonheur de rappeler que la France n’intervient à l’extérieur que pour défendre ses ressortissants et ses propres intérêts. C’est dire que l’intervention française au Mali vise des intérêts pour la France.

C’est pourquoi, les forces démocratiques maliennes, le peuple malien ont toujours clamé leur volonté de se défendre eux-mêmes. Mais la CEDEAO, par ses mesures d’embargo sur les armes et autres matériels dans les ports côtiers, a asphyxié le Mali, empêché la reconstitution de son armée et l’armement des populations volontaires maliennes contre les rebelles et les groupes terroristes.

Il apparaît alors que l’intervention des troupes étrangères au Mali par ceux-là qui avaient bloqué les armes destinées aux troupes maliennes vise à humilier, assujettir et dominer le peuple malien pour ses richesses bien connues du sous-sol. Le Président Boni YAYI a alors entraîné notre pays dans une guerre aux côtés des pilleurs du Mali contre "des partisans du fondamentalisme religieux".

Si l’on sait que le Chef de l’État et son équipe ne manquent aucune occasion, dans leurs propres discours d’État, dans les agissements de maints pasteurs et prieurs qui sont décorés des honneurs de la République, de manifester leur fondamentalisme évangélique au mépris des autres religions et dans la violation constante de la laïcité de notre pays, l’on ne peut qu’être révolté et inquiet par rapport au danger de représailles auquel l’aventure guerrière de Boni YAYI expose notre pays et son peuple.

Il convient alors que les députés à l’Assemblée Nationale se dépassent, refusent qu’on continue de les prendre pour des essuie-pieds comme le fait le Chef de l’État et refusent d’avaliser son aventure guerrière. L’Assemblée Nationale serait une véritable Représentation Nationale en refusant d’avaliser la décision gouvernementale d’entrainer notre pays dans la guerre au Mali. Le soutien aux patriotes maliens peut et doit se manifester autrement : fondamentalement par le respect de leur souveraineté et l’aide à accomplir par eux-mêmes, leur destin.

La conduite la plus appropriée qui s’impose en ce moment aux Dignes Représentants de la Nation est d’interpeller le Chef de l’État et lui notifier leur réprobation de l’aventure dangereuse dans laquelle il entraîne et notre Pays et ses enfants pour des intérêts étrangers. Ainsi vous mériterez de la Nation.

Recevez chers Députés et Compatriotes, mes Considérations patriotiques.

Philippe NOUDJENOUME

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 29 janvier 2013

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)
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Communiqué

A propos de la condamnation de Me Lionel AGBO pour « offense au chef de l’Etat »
Le mercredi 23 Janvier 2013, après quatre mois de procès, le tribunal de 1ère instance de Cotonou sous la présidence du juge Togbonon et du procureur Gbènamèto a condamné Me Lionel Agbo à 6 mois de prison ferme pour « offense à chef de l’Etat ».

L’offense consisterait en ce que Me Lionel AGBO au cours de la conférence de presse en septembre 2012 aurait dit que « le chef de l’Etat est malhonnête. Il a sanctionné certains de ses collaborateurs et a laissé d’autres » ceci dans le cadre de l’affaire de corruption dénoncée des membres proches du cabinet de Boni YAYI au sujet du projet de Port sec de Tori.

Me Lionel AGBO a démenti avoir tenu de tels propos, exigeant l’audition complète de son intervention. Bien que la télévision Canal 3 ait dit ne plus avoir le support (car elle l’aurait détruit), bien que la HAAC interpellée n’ait pu donner le support, Me Lionel AGBO n’a pas bénéficié de doute. Le tribunal a frappé comme sur commande et par préméditation.
Que des protégés dans le sérail du Chef de l’Etat échappent aux sanctions pendant que des lampistes sont livrés en pâture à l’opinion publique et à la justice, cela ne fait l’objet d’aucun doute. Les récents scandales du concours de recrutement au profit du ministère des finances où deux listes de résultats signés de la ministre Kora Zaki circulent, ou encore l’explosion à Maria-Gléta de turbines que tout le monde sait vétustes et pourtant achetées à prix d’or sans que les auteurs ne soient interpellés, encore moins sanctionnés, ces scandales parlent d’eux-mêmes. La condamnation de Me Lionel AGBO est par conséquent un verdict arbitraire au service d’un pouvoir despotique.

Me Lionel AGBO a été condamné pour avoir parlé. Mais ce qui fait mal au peuple, ruine le pays et tue l’espoir de la jeunesse, ce ne sont pas les propos aussi véhéments ou vigoureux soient-ils envers le Chef de l’Etat et sa politique. Ce qui fait mal au pays et hypothèque l’avenir de la jeunesse, ce sont les tripatouillages des concours d’Etat, le brigandage des deniers publics, les éléphants blancs qui jalonnent le territoire (de Tourou à Porto-Novo, de Lokossa à Natitingou), les listes électorales truquées pour des hold-up électoraux, la ruine de l’Ecole, etc. Ce qui fait mal au pays ce sont les turbines qui explosent, les infrastructures non achevées parce que le pouvoir et ses protégés ont détourné les ressources prévues.

Ce qui finirait par ensevelir le pays et le peuple, c’est le silence et la tolérance à propos de ces actes quotidiens de corruption, de tripatouillage, de pillage, de mensonge et d’arbitraire au sommet de l’Etat. Déjà à Natitingou, l’injustice s’abat sur les militants et sympathisants du Comité de Développement de Natitingou qui ont forcé à la réalisation d’un minimum des promesses faites pour la célébration du 1er août 2011. Kassa Mampo et ses camarades sont arbitrairement arrêtés pour le meurtre de Fawaz assassiné par la police sur ordre du préfet Gervais N’DAH SEKOU lors d’une manifestation.
Notre pays, le Bénin a besoin aujourd’hui de paroles fortes, vigoureuses, véhémentes contre les maux, politiques et actes qui ruinent le pays. Seules sont salvatrices de telles paroles fortes appelant à des actions hardies et déterminées contre les auteurs des forfaitures et contre le pouvoir qui les soutient et les protège.

Me Lionel AGBO s’étant soustrait de cette justice arbitraire et corrompue et s’étant mis à l’abri des persécutions, le pouvoir est enragé et des représailles sont exercées contre ses parents et proches dont certains sont arrêtés et mis en prison. L’arbitraire se poursuit et est inadmissible.

C’est pourquoi le PCB appelle tous les démocrates à protester contre la condamnation de Me Lionel AGBO, à exiger la libération immédiate de ses parents, à lutter pour la libération des détenus de Natitingou et à s’engager dans des actions déterminées pour faire échec au despotisme de Boni YAYI.

Cotonou, le 28 janvier 2013

Pour le PCB

Le Porte-parole

Jean Kokou ZOUNON

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
L’administrateur - le 21 janvier 2013

Chers amis de CPCM,

"Chrétiens pour changer le monde" vient d’apprendre avec consternation l’arrestation de l’Abbé Célestin DENDABADOU dans l’exercice de ses fonctions d’aumônier-adjoint de la prison civile de Natitingou au Bénin. Dans un élan de compassion, il a aidé, à l’issue d’une messe, un détenu politique à prendre un message téléphonique. CPCM s’associe pleinement à la déclaration que vient de rendre publique l’Organisation pour la Défense des Droits de l’Homme et des Peuples (ODHP) au Bénin. Voir fichier attaché. Le samedi 26 janvier 2013, à l’occasion de notre rencontre mensuelle, nous examinerons la question de plus près et pourrons prendre position au vu des développements que la situation connaîtra d’ici là. l’Abbé Célestin DENDABADOU est par ailleurs directeur diocésain de l’enseignement catholique à Natitingou dans le nord du Bénin.

Je vous rappelle donc notre rendez-vous mensuel du samedi 26 janvier, de 10h à 12h, à l’Institut Universitaire du Bénin (IUB) à Aïdjèdo, à Cotonou : Tél. 21 32 81 97 Cel. 97 47 72 90. Dans le cadre du thème général de l’année qui porte sur la religion et le christianisme, nous nous pencherons plus particulièrement sur la question suivante : "Qu’est-ce que la religion ?". Par les temps qui courent dans notre sous-région africaine, nous estimons que cette question ne doit et ne peut laisser personne indifférent. Les documents mis en ligne sur le sujet peuvent aider certains d’entre vous, si besoin en était, à préparer la rencontre.

A ce jour, vous êtes passés de 170 à 1003 visiteurs sur le Forum spécial sur la religion et le christianisme !!! Cela me paraît extraordinaire et c’est la première fois que cela arrive. C’est affiché sur la page d’accueil sur le site de CPCM : http://cpcm-benin.org/ En quelques jours, ce forum est devenu le 4e article parmi les articles les plus lus de tout le site. Je vous en félicite et vous en remercie. Mais vos réactions à partager reste peu nombreuses...

Bien à chacun de vous,
Albert

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Pipi TAKARA - le 22 janvier 2013

Bonjour Mr GANDONOU,

Je me joins également au mouvement pour demander la libération de l’abbé.C’est du n’importe quoi cette histoire.Il est temps qu’on abandonne ces attitudes puériles.

Je profite de l’occasion pour vous présenter mes meilleurs vœux de santé,de bonheur et de prospérité pour l’année 2013.A "Chrétiens pour changer le monde",je souhaite longue vie.

L’invitation pour le 26 janvier 2013 est reçue.

Bonne journée à vous.

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
- le 28 janvier 2013

(Après une semaine passée pour rien en prison, l’Abbé Célestin DENDABADOU a été libéré ce mardi 22 janvier 2013, grâce à l’implication et à l’action multiforme de tous les démocrates. Il a été acquitté purement et simplement. Nos remerciements vont à chacun de vous. La lutte doit continuer car bien d’autres sont encore arbitrairement poursuivis ou détenus pour délit d’opinion. Nous saisissons cette occasion pour réparer un oubli : voici le texte de l’ODHP qui nous a alertés et que nous avons omis de mettre en ligne.)

ORGANISATION POUR LA DEFENSE DES DROITS
DE L’HOMME ET DES PEUPLES (ODHP)

2005 / 0061 / DEP - ATL -LITT / SG / SAG – Assoc-JORB N°4 du 15 février 2005
08 BP 1114 Cotonou (Rép. du Bénin) - Tél : (229) 21 03 23 98 /97 88 84 18 /97 26 36 20

ACTION URGENTE

L’ODHP EXIGE LA LIBERATION IMMEDIATE
de l’Abbé Célestin DENDABADOU,
Aumônier adjoint de la Prison civile de Natitingou

La tension entretenue par Boni YAYI et ses hommes à ordre (le préfet N’DA Sékou, le Commissaire Koto BAGUIDI, le juge Eric AHEHEHINNOU, le Député Justin SAGUI) à Natitingou dans le dossier des poursuites contre les membres du Comité de Développement de Natitingou (CDN) au sujet de « l’affaire du meurtre de Alazi Kouabi FAWAZ » vient de connaître un développement inattendu.
En effet, l’Abbé Célestin DENDABADOU, Directeur diocésain de l’enseignement catholique, Aumônier adjoint de la Prison civile de Natitingou, vient d’être arrêté. Il aurait aidé à recevoir un message téléphonique. Il comparaît le mardi 22/01/13 pour « complicité de violation du règlement carcéral » avec Philibert SABI YERIMA.

Le 14 décembre 2012, Philibert SABI YERIMA est arrêté aux environs de midi et mis en prison à Natitingou sur ordre du Tribunal de Natitingou. Depuis, son père Ignace SABI YERIMA, ainsi que KASSA MAMPO Gilbert et FARADITO Paul et AYABASS sont actuellement détenus. Il en est de même de sept autres détenus accusés de s’être dirigés vers le Ciné BOPESSI pour participer à un meeting du CDN (Comité de Développement de Natitingou) et qui seront devant le Tribunal pour comparution le mardi prochain.

Qu’on se souvienne que le 11 décembre 1989 lorsque l’autocrate Mathieu KEREKOU, lapidé par les manifestants, s’était réfugié dans l’Eglise St Michel ; il n’avait plus été inquiété par respect pour le curé de ladite Eglise et le caractère du lieu de refuge. Quant à Boni YAYI et son Juge à ordre Eric Marcel AHEHEHINNOU, rien n’est respectable jusqu’au mépris de la fonction d’un aumônier dans son rôle d’assistance à un détenu.

Ce qui se passe-là c’est bien la manifestation de la volonté effrénée du Chef de l’Etat YAYI Boni de terroriser les citoyens et de mettre les libertés dans les fers afin qu’il n’y ait à se manifester dans le pays que ses zélateurs et tous autres tortionnaires et corrompus. Pour cela, il use de tout et instrumentalise la justice, les préfets et toute institution qu’il peut soumettre à ses velléités tyranniques.

L’ODHP appelle tous les démocrates, tous les défenseurs des droits de l’homme ainsi que l’opinion publique internationale à dénoncer ces pratiques barbares et pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de l’Abbé Célestin DENDABADOU, Directeur diocésain de l’enseignement catholique, Aumônier adjoint de la Prison civile de Natitingou, ainsi que celle de Philibert SABI YERIMA et de ses compagnons.

Cotonou le 17 janvier 2012

Pour Le Bureau Exécutif de L’ODHP,

Le Secrétaire aux Relations Extérieures,

Signature illisible

Denis SINDETE

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Lambert ADANHOUNME - le 23 janvier 2013

COMPTE RENDU DU CAFE RENCONTRE DU 29 DECEMBRE 2012

Le samedi 29 décembre2012, dernier samedi du mois et de l’année, s’est tenu à l’IUB à Cotonou, le deuxième café-rencontre de cette année académique 2012-2013. Au début de la séance, après la présentation des participants, Albert GANDONOU a présenté le Mouvement aux nouveau-venus. En axant son explication sur le thème général de l’année : « Pour une nouvelle évangélisation en Afrique : une évangélisation centrée non plus sur la religion et les pouvoirs plus ou moins magiques, mais sur la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Messie, et qui soit pour chacun de nous un véritable changement de paradigme », il a montré que le christianisme doit être vu sous deux angles : le religieux auquel les autres religions n’ont rien à envier et la philosophie qui le sous-tend, c’est-à-dire la Bonne Nouvelle de Jésus homme que nous sommes appelés à imiter. C’est sur ce dernier aspect que porte la philosophie du Mouvement « Chrétiens pour Changer le Monde ». Pour nous, être chrétiens, ce n’est pas d’abord aller à la messe, mais accepter et suivre la Bonne Nouvelle du Christ, son exemple de vie, et cela, il est donné à tout le monde de le faire, quelle que soit la religion. Certains nouveaux qui entendent ce message pour la première fois ont exprimé quelques inquiétudes parce que pour eux, être chrétien c’est essentiellement aller à la messe ou au culte.

Les débats ont permis de revenir sur la double vision que nous devons avoir du christianisme et qui a été souligné au départ, et montrer que le plus important n’est pas l’aspect religieux car, il faut bien le comprendre, si Jésus est venu jusqu’à nous, ce n’est pas pour nous donner une nouvelle religion ; les hommes savent bien les créer ; mieux, lui-même est resté dans celle de ses pères ( Il allait à la synagogue et a été inhumé « comme c’est la coutume d’ensevelir chez les Juifs », Jn19,40). S’Il est donc venu jusqu’à nous, c’est pour nous enseigner un nouveau paradigme, celui de l’amour : la Bonne Nouvelle. Et pour cela, on n’a vraiment pas besoin de changer de religion.

Ensuite, un texte partagé au premier café-rencontre, ressorti par un participant nous à permis de réaffirmer l’importance pour chaque peuple de rester dans sa culture, même déjà par les noms que nous portons et que nous donnons à nos enfants.

Enfin, la décision de continuer les cafés-rencontre mensuellement a été réaffirmée par chacun des participants qui a promis être présent à la prochaine rencontre prévue pour le dernier samedi du mois de janvier, soit le 26 janvier prochain.

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
L’administrateur - le 21 janvier 2013

(Message de Mgr Clet Fèliho, évêque de Natitingou, suite à la réaction de CPCM à l’arrestation de l’Abbé Célestin Dendabadou)

Bonjour mon frère,

Je vous remercie pour votre message et pour l’information. Je vais prendre contact avec Natitingou pour en savoir plus.

Prions pour que notre pays ne verse jamais dans la violence !

Bonne heureuse et sainte année 2013 !

C. FELIHO

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
L’administrateur - le 24 décembre 2012

Vous êtes de plus en plus nombreux à venir à cette adresse de CPCM. A toutes fins utiles, nous vous signalons les autres pages où sont les premiers documents proposés pour nourrir ce forum sur la religion et le christianisme. Par ailleurs, nous venons de retrouver à l’adresse suivante : http://cpcm-benin.org/spip.php?article82 la communication d’Albert au symposium organisé en avril 2009, par l’Eglise catholique, dans les locaux de Justice et Paix à Cotonou, à la mémoire de Mgr Isidore De Souza.

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
L’administrateur - le 7 décembre 2012

Nous avons le plaisir de vous proposer ci-dessous un passage de la dernière circulaire de Mgr Clet Fèliho à l’attention de ses fidèles du diocèse de Kandi, dans le nord du Bénin, en terre d’Islam. C’est la première circulaire qu’il rend publique après son retour de Rome où il a participé au dernier synode (octobre 2012) sur la Nouvelle Évangélisation. Ce passage nous paraît utile à méditer dans ce forum spécial sur la religion et le christianisme.

"Durant le synode, plusieurs sujets brûlants ont été notamment abordés : la sécularisation grandissante et la montée du fondamentalisme religieux, le problème du syncrétisme surtout en Amérique latine, l’urgence du dialogue interreligieux. Tous les participants ont unanimement reconnu que la nouvelle évangélisation s’adresse d’abord aux évangélisateurs que nous sommes. Loin de rechercher une nouvelle méthode d’évangéliser, l’évangélisateur est appelé à faire un sérieux examen de conscience de sa vie et de ses activités. Bien que ce soit l’Esprit Saint le protagoniste de l’évangélisation et l’acteur principal de toute conversion, il a été longuement souligné l’urgence de la sainteté de l’agent évangélisateur qui, loin de se considérer comme fonctionnaire de l’Eglise, est avant tout un croyant qui partage avec l’autre son expérience spirituelle. Ce n’est qu’à ce prix qu’il pourra conquérir des âmes à Dieu. Car, comme nous l’apprend Saint Jean dans son épitre on ne peut donner à l’autre que ce que l’on possède en propre (cf. 1 Jn 1, 3sq). En outre, le Christ ressuscité n’a rien demandé à Pierre sinon l’amour pour lui, avant de lui confier la garde de son troupeau (Jn 21, 15sq).

Ceci me paraît capital pour nous en terre de première évangélisation en milieu fortement islamisé. Et dans ce domaine, les communautés chrétiennes d’Asie et du Moyen-Orient nous ont été données en exemple : leur méthode d’évangéliser consiste essentiellement à vivre en profondeur leur foi chrétienne et leur attachement à Jésus Christ. Ces minorités chrétiennes, en effet, n’ont pas le droit d’annoncer directement l’Evangile, ni même de donner un passage de l’Evangile aux autochtones sous peine de condamnation. Mais c’est par la fidélité à leur engagement baptismal que les chrétiens interpellent les consciences. Ceci nous porte à réviser notre rapport au Christ, nous agents pastoraux du diocèse de Kandi en particulier. Notre activité apostolique portera du fruit si et seulement si nous demeurons fidèles à notre consécration religieuse ou sacerdotale, en vivant pleinement notre célibat comme signe de notre détachement des plaisirs du monde et de notre union intime à Jésus Christ, notre Maître et Epoux. Le monde dans lequel nous vivons est très sensible à ce témoignage ; et nous savons combien des nôtres nous abandonnent du fait de l’infidélité et de l’indélicatesse de certains agents pastoraux. Paraître sans être ne peut être que le pire des obstacles à l’évangélisation. J’y attire fraternellement et fermement notre attention à tous pour un prompt ressaisissement, car personne n’a été forcé de se consacrer au Seigneur."

Mgr Clet Fèliho, C I R C U L A I R E N° 01/11/13A
Kandi, ce 07 novembre 2012

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Mgr:Clet FELIHO - le 4 décembre 2012

Bonjour mon frère,

Je vous remercie pour votre fidélité et je vous présente mes condoléances pour ce représentant de l’Église réformée. Je le porterai dans mes prières.

Merci aussi pour votre persévérance. J’espère pouvoir participer à l’une de vos rencontres un jour. Pour le moment, je me recommande à vos prières.

Excellent temps de l’Avent !

C. FELIHO

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
L’administrateur - le 4 décembre 2012

Merci, Monseigneur, de votre amicale sollicitude.

Vos amis de CPCM seront heureux de vous accueillir à l’une de leurs rencontres.

Merci aussi à vous de votre œuvre à Justice et Paix Bénin que vous présidez avec tant d’engagement et de foi.

Albert

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Pierrette TAKARA - le 4 décembre 2012

Bonjour Monsieur,

C’est avec joie et sans regret que j’ai assisté à cette rencontre sur un sujet qui nous concerne tous. Je continue toujours à mûrir mes réflexions à ce propos.

Merci pour l’envoi du lien sur le texte de Roger PARMENTIER.

Bonne journée

FORUM SPECIAL SUR LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME EN AFRIQUE
Philippe de Briey - le 1er décembre 2012

je trouve cette parabole très juste. Evitons de prier Dieu pour nous donner bonne conscience. En fait, c’est Dieu qui nous prie... d’être plus solidaires, etc., et notre prière devrait surtout demander à Dieu la force pour devenir plus concernés par toutes les souffrances d’autrui. Pourquoi chanter à Dieu "Ecoute-nous !", comme si nous en doutions. Je préfère dire : "soyons en communion avec ...., et Dieu nous interpelle par ces souffrances".



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