"COMMENT JE SUIS REDEVENU AFRICAIN" vient de paraître
Article mis en ligne le 30 juillet 2014

par L’administrateur
Imprimer logo imprimer

Joie de vous annoncer la publication de "Comment je suis redevenu Africain", le second manifeste du mouvement "Chrétiens pour changer le monde". Il sera disponible en librairie dès la semaine prochaine.
Ci-joint une image réduite de la couverture :

JPEG - 307.8 ko
Couverture du second manifeste

Voici ce qu’on peut lire sur la quatrième de couverture :

Le mouvement « Chrétiens pour changer le monde » (CPCM) est un cercle de libre réflexion philosophique et de recherche spirituelle. Ses membres se veulent des disciples de l’homme Jésus. En 2004, un premier manifeste du mouvement a vu le jour avec pour titre : La bonne nouvelle de la libération des hommes par Jésus-Christ. Se convertir et transformer le monde autour de soi, tel est pour CPCM la vocation du suiveur de Jésus. Dix ans plus tard, voici le second manifeste qui, à travers le regard d’Albert Gandonou, rend compte du chemin parcouru depuis 2004 : à travers diverses activités et manifestations, promotion d’un dialogue interreligieux sincère et respectueux de l’autre, réflexion sur le phénomène religieux et sur celui du christianisme, étude de la religion traditionnelle africaine, recherche spirituelle multidimensionnelle, engagements sociopolitiques... Le titre de ce second manifeste : Comment je suis redevenu Africain, suggère une traversée des illusions.

Albert Gandonou, béninois, a la particularité d’être un militant à la fois chrétien et communiste. Membre du parti communiste du Bénin, il est aussi fondateur du mouvement « Chrétiens pour changer le monde » (CPCM) qu’il anime depuis 1997. Docteur en grammaire et stylistique françaises, il est professeur d’université et auteur de nombreux ouvrages.

Le lancement officiel de l’ouvrage sera organisé dès que possible. L’idée est d’en faire un événement CPCM. Ce n’est donc pas exclu que ce lancement attende la rentrée prochaine du mouvement.

Forum
Répondre à cet article
"COMMENT JE SUIS REDEVENU AFRICAIN" vient de paraître
N’GUESSAN YAO ARMAND - le 8 septembre 2014

Je suis toujours heureux de lire ce qui vient de vous, professeur. Cependant, je n’ai jamais réagi. Pourquoi ? je ne sais pas trop. Seulement, aujourd’hui, je ne peux pas garder le silence. Le titre de votre prochain ouvrage est si frappant. REDEVENIR AFRICAIN signifie que l’on a cessé de l’être un moment. Pour moi, c’est que l’on a cessé d’être soi-même. Combien sommes-nous dans cette situation ? Je ne saurais le dire. Ce qui est certain, nombreux sommes-nous qui ne nous sentons plus nous-mêmes. Les cultures étrangères ont fini par prendre le pas sur la nôtre, elles ont fait de l’africain un autre que lui-même. Le drame, c’est que dans le même temps son passé et ses racines s’effacent, le privant ainsi de repères. Même la question du retour aux sources africaines pose la question suivante : "Où trouver la source aujourd’hui, une source qui n’ait pas encore été corrompue ?" Et c’est avec bonheur que l’Afrique regorge encore de personnes de votre qualité. A travers vos paroles, j’ai toujours perçu que l’Afrique n’a pas encore tout perdu de sa culture, de ses richesses et de ses fils dignes de ce nom. Vous ne niez pas être devenu un "autre" à un moment de votre vie comme on l’entend ici et là aujourd’hui ; mais vous affirmer votre capacité à redevenir ce que vous étiez : Africain, et Africain tout court. Africain dans tout le sens du terme : celui qui malgré la cohabitation avec des civilisations importées, demeure lui-même au point de ne pas perdre son âme ; de celui-là, on peut dire : "voilà l’Africain, le vrai." je crois que ce manifeste lance déjà à chaque africain l’ultime invitation à redevenir Africain(Cette répétition est nécessaire pour moi). Il vient éveiller les consciences. Le moment est bien choisi : Le modèle de développement pour une Afrique prospère en dépend. Les représentions que nous avons de nos cultures et de nos croyances surtout ne sont pas en reste. Je crois aussi que l’Afrique trouvera son chemin en ce monde lorsque ses fils seront redevenus Africains. Franz Fanon doit bien se retourner dans sa tombe ; l’expression "peau noir, masque blanc" est plus que d’actualité. Pour avoir été avertis depuis des années, qu’avons-nous fait ? En ouvrant ce chemin, de manière nouvelle, l’optimisme est permis. Le bout du tunnel n’est peut-être plus loin. Seulement, il faut que chaque africain s’y mette. Car, le changement, vous en parlez à la première personne du singulier"JE". C’est un engagement d’abord personnel. Vivement que cet engagement soit contagieux afin que l’Afrique change de façon qualitative, au grand bonheur de ses fils qui auront retrouvé leur véritable filiation : Mère Afrique appelle ses fils à revenir à la maison.
Merci professeur.
Armand N’GUESSAN, IFF Afrique

"COMMENT JE SUIS REDEVENU AFRICAIN" vient de paraître
Patrick DADY - le 5 septembre 2014

Bonjour à tous,

Voila un manifeste sans langue de bois, sauf celle qui m’a fait entrer dans la forêt sacrée de mon moi intime, en prenant langue, que dis-je, en prenant feuille avec le bout de bois de Dieu que je suis !

Le second manifeste du CPCM (je n’ai pas eu la chance de lire le premier) est juste pour moi un déclic : celui qui mue ma foi en une réalité culturelle et cultuelle. Je n’ai jamais été à l’aise avec les rituels de l’Eglise romaine (j’ai souvent pris les célébrants catholiques pour des gourous bien lisses), je l’étais encore avec les célébrations vodouns auxquelles j’ai pu assister (la gestion opaque du référentiel vodoun rajoutait beaucoup de fumée à mon malaise) ... je cherchais depuis lors à quoi racrocher ma foi inébranlable en ce Grand Horloger (pour paraphraser Blaise Pascal) du Monde, et je viens de comprendre que ma foi se doit d’être miséricorde et vérité et que c’est en esprit que doit se dérouler la communication avec Celui qui se tient là tout près de moi, pour dire et redire son grand amour pour l’humanité.

Si je n’y prends garde, je ferai un commentaire sur chaque paragraphe de ce manifeste, tellement il a fait écho à mon vécu pourtant si anodin.

Merci au Professeur Albert Gandonou pour nous avoir porté si loin et si haut dans ce voyage d’esprit et de vérité.

Mon profond regret est d’ores et déja de ne pouvoir être des évènements de lancement de ce second manifeste.

Je vous adresse mon soutien amical pour toutes vos activités à venir et puisse le Dieu de vérité ne jamais nous priver du vrai esprit chrétien qui exalte nos humanités !

Amicalement,

Patrick DADY

"COMMENT JE SUIS REDEVENU AFRICAIN" vient de paraître
Dr ASSOGBA Coovi Raymond - le 5 août 2014

Le rapport au Français,est un exercice qui m’étonne depuis un moment ; car, un Africain qui est redevenu AFRICAIN(?) suppose qu’entre temps, il ne l’étai plus ; alors qu’il l’a toujours été mais dilué dans les méandres épistolaires d’une médiation par la langue française:le chat tente d’attraper sa queue. Le chat tourne, tournoie sur lui-même et...se transforme en serpent qui se tient par la queue. J’ai eu l’ingéniosité de dire que Gandonou est le "millième christ". J’ai provoqué ce penseur émérite dont la quête de l’être-au monde dévoile les questionnements de plusieurs générations de Béninois. Le Millième Christ est d’ici et pas d’ailleurs. Il est dépositaire d’une Sonorité que n’altère pas la Lumière dont il éclaire le chemin de l’inénarrable perdition du Renouveau démocratique pris en otage par les apprentis politiciens et juristes.Le rivage de l’ailleurs intellectuel n’occulte pas l’ancrage du message de Gandonou dans ce qu’il offre de vivant:l’exemple de l’engagement au côté de ses amis, parents, voisins et étrangers, ce qu’on appelle le peuple. Il sent et pressent les pulsations des points cardinaux de la destination du Bénin ; mais, parce qu’il est Communiste, son exemple est banalisé ; ses orientations sont raillées. Je me rappelle d’un jeune qui s’était écrié une fois :"on ne voit pas sur la scène politique, ceux-là qui ont lutté pour l’avènement de la liberté, de la démocratie ; il n’y a que des inconnus". Voilà la tragédie dantesque du Bénin ; les imposteurs déchirent le ventre de la mère serpent pour exister ; et ils se pavanent sur les ondes sans se satisfaire de paraître. Voilà le désert dans lequel résonne l’exemple du vivant Millième christ. Qui se contente de remettre mille fois sur le métier, la tâche d’éducation des consciences béninoises. C’est le sens du nouveau titre du Manifeste de CPCM. Il n’a pas changé, le Millième christou. Il est d’ici. Cet héritage de son géniteur est le message pour nous tous, de savoir que nous sommes d’ici, et qu’il est temps de nous raconter notre histoire, notre géographie, notre société et nos conventions existentielles. Foin de Banque mondiale ! Foin de Fonds monétaire international ! Foin d’arrivistes engoncés dans des contradictions syllogistiques !L’homme est mortel ; il mourra en abandonnant les oripeaux des sommes détournées et abandonnées dans les banques étrangères. Ebola passera comme le sida est passé de mode. Mais, nous qui sommes vaccinés contre le chemin solitaire du pouvoir confisqué, nous continuerons de respirer, de rire éperdument de nos différences ; de ce rire qui soigne et qui guérit de la folie du paraître, de la flagornerie et de l’imposture. Ce rire qui ignorera le pouvoir qui traîne par terre. Ce message du Graal, cette comptine de Malkuth, est ce que rime à mes oreilles le Manifeste qui vient de paraître. Il nous dit l’exemple de ceux qui sont déjà morts à la concupiscence, mais qui continuent de respirer parce que l’Ancien des jours, en a décidé ainsi. La geste de renouveler ce qui avait germé dans les cacophonies de la liberté d’association, d’expression et de presse. C’est un conte pour les jeunes sevrés de l’UGEED, du FACEEN, et des autre modèles humains d’apprentissage de l’intellection. L’espérance béninoise en a soif. En attendant le troisième, pour boucler le cycle, je reçois ce Manifeste.



Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.79.15