Compte rendu du café rencontre du vendredi 30 janvier 2015
Article mis en ligne le 27 février 2015

par L’administrateur
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Compte rendu du café rencontre du vendredi 30 janvier 2015

Le café rencontre a été caractérisé par le nombre important des participants surtout jeunes, mais aussi par la qualité des échanges. Les jeunes sont la cible privilégiée des extrémistes religieux et autres. CPCM a décidé de s’intéresser davantage à eux pour leur ouvrir l’esprit, éveiller leur sens critique et leur apprendre à réfléchir par eux-mêmes pour n’être pas à la merci des vendeurs de paradis.

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Parmi les adultes présents, il y avait des professeurs d’université et, en plus des Béninois, un ressortissant du Niger et un professeur venu du Nigéria. Et, comme à chaque fois, les participants appartenaient à différentes confessions religieuses. Très vite les échanges se sont focalisés sur la nécessité d’apprendre non pas à nous tolérer mais à nous accepter les uns les autres avec nos différences.

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Les intervenants ont largement fustigé les crimes inadmissibles et abjects commis au nom de Dieu, ici et là dans le monde, par les extrémistes islamistes. Puis se référant à l’histoire, il a été dit que c’est un peu la particularité de certains monothéismes dits du livre tels que le christianisme et l’islam. Les choses commencent par le dénigrement et la diabolisation des religions du pays (païennes), soi-disant idolâtres et polythéistes.

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C’est alors que quelqu’un s’est référé à ce propos de Bernard Maupoil : « Ne pas perdre de vue la remarquable tolérance religieuse pratiquée par les « vodounnon », les devins et les adeptes de tous les cultes du Bas-Dahomey. Les meilleurs auteurs s’accordent d’ailleurs pour reconnaître que le Noir est, "en règle générale, aussi éclectique et tolérant que croyant" » (La Géomancie à l’ancienne Côte des Esclaves, Paris, Institut d’ethnologie, 1936, rééd. 1988, p. 63). Suite à quoi les participants se sont alors demandé très sérieusement si le temps n’est pas enfin venu pour l’Africain d’en finir avec les diabolisations et tous les conditionnements pour reconsidérer l’approche que ses ancêtres avaient de la religion, leur profonde humilité à eux qui ne se préoccupaient que du bien vivre sur cette terre et qui ne passaient pas leur temps à se disputer autour de certitudes aussi illusoires que vaines sur Dieu (l’Inconnaissable) et sur l’au-delà (où l’on se rendrait tout droit quand on se fait exploser) ni à s’entretuer au nom de Dieu ou de Vérités prétendues immuables.

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