REPRISE DES ACTIVITÉS DE CPCM POUR 2016-2017
Compte rendu du café rencontre du vendredi 28 octobre 2016
Article mis en ligne le 10 novembre 2016
dernière modification le 11 novembre 2016

par L’administrateur
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Chers amis de CPCM,

Le thème général retenu pour l’année 2016-2017 : Promouvoir la fierté africaine.
Créée depuis mars 1997, l’association CPCM se focalise autour de la Personne de l’Homme Jésus. Comme lui, les membres et les amis de CPCM veulent partir de leurs racines humaines pour s’élever en humanité, pour réaliser ce que le P. Louis-Joseph Lebret appelle la "montée humaine". Ceci explique à la fois leur diversité et leur esprit d’ouverture. Leur appellation "Chrétiens pour changer le monde" vient de ce qu’ils ont choisi d’essayer de suivre, avec d’autres, la voie proposée à l’humanité par l’Homme Jésus.

J’ai le plaisir de vous faire part du compte rendu du premier café rencontre de cette année académique 2016-2017. Il s’est tenu comme d’habitude à l’Institut Universitaire du Bénin (IUB), à Aïdjèdo (Cotonou, Bénin), le vendredi 28 octobre 2016. Nous étions vingt-six (26) personnes à recevoir à cette occasion le pharmacien Dr Saliou LATOUNDJI, qui est venu partager avec nous son expérience du soufisme. Qu’il en soit remercié ainsi que Madame son épouse. Que soient remerciés aussi tous les amis qui ont fait l’effort d’être présents, notamment ceux qui sont venus pour la première fois, certains grâce à Facebook : le Proviseur Paul Koudoukpo, les professeurs Goras Gaglozoun, Dr Elie Yébou et Dr Victor K. Marcos, Mme Suzanne Amouzou-Kouessi et d’autres.

Compte rendu du café rencontre du vendredi 28 octobre 2016

Le vendredi 28 octobre 2016, s’est tenu le premier café rencontre de l’année 2016-2017 à l’Institut Universitaire du Bénin à Aïdjèdo (Cotonou). Le thème de ce premier café rencontre, qui a réuni vingt-six personnes, a été la présentation, par le pharmacien Dr LATOUNDJI Saliou, du courant islamique soufi.

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Le pharmacien Saliou LATOUNDJI, diplômé de l’Ecole de pharmacie de Besançon

Le soufisme ou « la "mystique musulmane" désigne le mouvement spécial appelé en Islam tasawwuf, et que l’on pourrait définir comme une méthode systématique d’union intime, expérimentale, avec Dieu. Dans le langage courant actuel, en un pays comme l’Egypte par exemple, le mot sufi (dérivé de tasawwuf, et qui exprime l’état correspondant) désigne une personne pieuse, idéaliste, détachée des biens et des honneurs. Etymologiquement, le mot est rapporté, à l’ordinaire, au terme suf (laine) dont certains soufis se revêtaient comme signe de leur détachement. » (G. C. Anawati et Louis Gardet, La mystique musulmane, Paris, J. Vrin, 1961, p. 13).

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Le conférencier, Dr Saliou LATOUNDJI, avec à sa droite, Madame son épouse

Le conférencier nous a fait comprendre que le véritable Islam n’est pas ce qu’en ont fait les islamistes. Le Djihad, par exemple, est avant tout une guerre spirituelle contre soi-même, contre son égo. En arabe, il y a un autre terme pour désigner la guerre telle que la proclament les islamistes. L’Islam est avant toute chose obéissance et soumission à Dieu. Pour lui, on peut être musulman sans être croyant parce que la foi, c’est dans les actes et non dans une simple profession.

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L’auditoire_Vue partielle

Par ailleurs, Dr LATOUNDJI Saliou a expliqué aux participants que le Soufisme est une voie ésotérique, basée sur trois principes fondamentaux à savoir la sincérité, l’humilité et la fraternité. Le soufisme est une quête de Dieu et un engagement personnel pour retrouver l’éclat de la pureté originelle qui ramènerait l’homme vers Lui. Le conférencier a présenté les origines du soufisme et son évolution dans les temps. Il a montré qu’en tant que quête de Dieu, le soufisme a existé depuis la création, à travers les quêtes de tous ceux qui se sont mis à la véritable recherche de Dieu comme Abraham. Il s’agit d’un état dans lequel toute trace humaine, tout égo doit disparaître pour laisser transparaître Dieu. Dieu, en tant que Réalité Absolue (Haqq en arabe), est au-delà de nos perceptions, et nous devenons des idolâtres en L’adorant Tel que nous croyons qu’il est.

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L’auditoire_Vue partielle

Le vrai croyant ou le soufi doit s’oublier et vouloir pour l’autre, ce qu’il veut pour lui-même. C’est pourquoi dans la tradition musulmane, après Dieu, c’est la famille, car c’est par excellence le lieu où se manifeste la miséricorde divine. Pour finir, le conférencier a fait remarquer que le soufisme n’est pas une voie unique et que chacun fait sa propre expérience tout en s’inspirant de celles des autres. Il a aussi donné l’exemple de quelques mystiques soufis comme l’Emir Abdel Kader et Cheick Amadou Bamba.

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L’auditoire_Vue partielle

Les débats ont permis aux participants de montrer leur satisfaction de connaître un visage de l’Islam, autre que ce à quoi ils sont habitués. Ils découvrent aussi que le soufisme est une manière de vivre qu’on retrouve dans presque toutes les religions. Ce qui est la preuve que l’Homme est en une seule espèce, avec les mêmes préoccupations et aspirations.

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Compte rendu du café rencontre du vendredi 28 octobre 2016
Bernice - le 17 novembre 2016

Merci beaucoup pour ce CR clair qui permet à nous autres qui n’y étions pas de nous imprégner de ce qui a été dit.
Du courage à tous ceux qui continuent malgré leurs multiples occupations d’animer la vie de CPCM. Félicitations toutes spéciales à toi Albert. De tout cœur avec vous.



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