Compte rendu du café-rencontre du 26 janvier 2018
Article mis en ligne le 3 février 2018

par L’administrateur
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Compte rendu du café-rencontre du 26 janvier 2018

Le café-rencontre du vendredi 26 janvier 2018 a été marqué par plusieurs événements dont certains ont été jugés majeurs par les participants venus assez nombreux.

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Vue partielle des participants. Au fond, sous la banderole et le bras levé, Albert GANDONOU introduisant le débat

1) La présentation d’une vision du phénomène religieux par Albert Gandonou, et qui situe son origine en Afrique et invite à le relativiser. Ce sont les mêmes caractéristiques qu’on lui trouve sous tous les cieux depuis son apparition. De plus, la religion remplit partout à peu près les mêmes fonctions au bénéfice de l’être humain qui en a senti le besoin et qui l’a créée, avant tout, pour le renforcement de la vie ici-bas. Il faut savoir gré à la religion d’avoir porté jusqu’à nous la mémoire de Jésus.

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Une autre vue de la salle

2) La présentation d’une vision du christianisme, toujours par Albert Gandonou, et qui recentre tout sur la personne de l’homme Jésus dont le mode de pensée et le mode de vie doivent être partagés par quiconque se veut son disciple, à l’instar de ce qui se produisait, au temps de Jésus, avec les philosophes de l’antiquité grecque et romaine. Jésus, c’est à la fois la rupture d’avec le judaïsme et le dépassement du judaïsme. Jésus nous propose un Dieu d’Amour et de toute Bonté ; rien à voir avec le Dieu puissant, jaloux, vindicatif, pervers de la Bible des hébreux. Jésus a changé le visage de l’idolâtrie ; pour lui l’idolâtrie c’est l’attachement excessif à l’argent (Mammon) et aux biens matériels, au détriment de l’amour de Dieu et du souci du prochain. Jésus a changé le visage de la religion : en combattant l’oppression religieuse qui sévissait en son temps, il a cherché à nous libérer des intermédiaires qui s’érigent entre Dieu, notre bon Père (Abba) et nous ; c’est à ce sujet que Marcel Gauchet (Le désenchantement du monde, 1985) a parlé de « la religion de la sortie de la religion ». Jésus a changé le visage du chef dans nos sociétés : le plus grand parmi vous doit être le serviteur de tous, se faire le plus petit de tous (cf. le symbole du lavement des pieds), etc.

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Au centre, Me Blaise ADJALLIAN de profil avec, près de lui, M. Georges GANDONOU

3) Après ces deux premiers événements soigneusement exposés dans l’introduction au débat, rédigé par Albert Gandonou et mis en ligne sur le site de CPCM à l’adresse suivante : http://cpcm-benin.org/spip.php?article178&lang=fr , l’autre événement c’est la qualité de la participation. En plus des habitués et fidèles de nos réunions mensuelles, de nouveaux amis sont venus à ce quatrième café-rencontre de l’année académique 2017-2018 : Me Blaise ADJALLIAN, avocat au barreau de Paris, de passage à Cotonou et qui s’est fait accompagner de son oncle l’ingénieur Georges GANDONOU, un des anciens dirigeants du mouvement démocratique au Bénin sous la houlette desquels Albert a fait ses premiers pas de militant dans les années 1970 ; les profs de lettres Jules AGANI et Jean-Benoît ALOKPON, vieux amis d’Albert.

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En blanc, M. Jean-Benoît ALOKPON avec, à sa droite, M. Jules AGANI

Me Blaise ADJALLIAN, qui était visiblement heureux de retrouver en la personne d’Albert un ancien professeur et un ancien camarade perdu de vue il y a plus de quarante ans, avait à distance pris l’engagement d’aider CPCM à payer cette année les frais d’abonnement pour son site internet. Eh bien, en homme de parole, il s’est acquitté de cette promesse et il a, en plus, offert de quoi agrémenter le côté « café » de notre rencontre mensuelle. Sa générosité et son amitié ont été saluées à l’unanimité des présents qui ont montré leur joie de l’accueillir et de l’écouter au moment du débat.

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Intervention du Professeur Raymond ASSOGBA

Prenant la parole à son tour, M. Georges GANDONOU, qui n’est pas un parent d’Albert, a montré à tous l’importance de l’engagement dans nos sociétés au bénéfice des plus pauvres et la nécessité d’y persévérer avec abnégation. L’idée de CPCM lui a paru originale et une nouveauté dans le contexte africain, de situer en Jésus la source de cet engagement et la force d’y persévérer malgré les difficultés et les privations de toutes sortes.

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