Préface du manifeste de CPCM par Paulin TOUTCHE
Article mis en ligne le 6 novembre 2009

par L’administrateur
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Ce qui est devenu Le manifeste du mouvement "Chrétiens pour changer le monde" a d’abord constitué le numéro 18 du bulletin de liaison de CPCM, avec pour titre "La bonne nouvelle de la libération des hommes par Jésus-Christ". Il a été publié sur support papier le 11 décembre 2003. Vers la fin de ce mois se tenait 5e colloque international du mouvement, avec, notamment, la participation d’Edith Delos présidente de l’Association des amis de Jean Sulivan. C’est à l’occasion de ce colloque que le journaliste ivoirien d’origine béninoise, Paulin TOUTCHE, a pris connaissance du de ce texte et a décidé aussitôt de le publier à nouveau mais sous la forme d’un livre. C’était si merveilleux qu’on a eu beaucoup de mal à le croire. On a même cherché à le dissuader en lui faisant remarquer que le bulletin sort d’imprimerie avec un numéro d’ISSN et de dépôt légal. Paulin TOUTCHE n’a pas démordu et le livre est bel et bien sorti au premier trimestre 2004, aux Editions ICI à Abidjan en Côte d’Ivoire. L’ami de CPCM a financé cette publication à ses frais. Et voici la préface qu’il a donnée au livre.

Albert Gandonou est né en 1950, à Kétoukpè, dans le département de l’Ouémé, au Bénin. Il fit ses études primaires et secondaires à Porto-Novo, Abomey et Ouidah, et ses études supérieures à Cotonou, Abidjan et Paris, le tout couronné par un Doctorat en littérature comparée. Après avoir enseigné pendant plusieurs années au Gabon puis en Côte d’Ivoire, il est rentré dans son pays, le Bénin, en 1990. Membre du Parti communiste béninois, il est de ceux qui croient qu’on peut être communiste et ... chrétien.

Dramaturge, il a trois pièces de théâtre à son actif : Fous d’Afrique (1985, 1er Prix du Festival National de Théâtre Scolaire et Universitaire de Côte d’Ivoire en 1986), Louis Hunkanrin ou la Grande France (1994), Docteur Alex et son oncle le chasseur (2002).

Philosophe et essayiste, il a publié deux essais : Marx, Lénine... et pourquoi pas Jésus ? (1983), Le roman ouest-africain de langue française : Étude de langue et de style (2002), et un récit : Les eunuques (1984).

A partir de la notion d’un Dieu bon et miséricordieux, rédempteur et missionnaire, Albert Gandonou illustre dans ce texte la logique d’un christianisme véritablement libérateur, montrant de la compassion agissante pour les pauvres et les opprimés.

S’inspirant du nom-devise de son mouvement "Chrétiens pour changer le monde", il invite instamment les chrétiens, singulièrement ceux d’entre eux qui œuvrent dans la politique, à s’engager concrètement aux côtés des pauvres et des opprimés pour lutter contre la corruption, l’ordre injuste établi, en s’exposant ainsi à être méprisés, persécutés ou même à perdre leur vie, comme Jésus lui-même.

A la suite de l’Évangile, il demande aux chrétiens et aux hommes de bonne volonté, qui sont de grands industriels, de grands financiers, de grands héritiers ou rentiers multimilliardaires, de consacrer une bonne partie de leurs biens à l’amélioration des conditions de vie des pauvres et des démunis qui se comptent par millions dans notre monde !

Pour Albert Gandonou, le destin est une puissance morte. Il a été inventé par "les hommes afin de lui attribuer les désordres de l’univers, qu’ils ont le devoir de gouverner".

"Les Évangiles sont achetés, répétés, commentés, cités ; ils ne sont pas lus", fait remarquer Jean Sulivan. Il est temps, grand temps, ici et maintenant, pour les chrétiens de tous les pays, de les lire et de s’en inspirer dans leur pratique sociale et politique.

Paulin Toutché

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