Déclaration du mouvement « Chrétiens pour changer le monde » à l’issue de son café rencontre du samedi 27 novembre 2010
Article mis en ligne le 30 novembre 2010

par L’administrateur
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EXIGEONS LA PAIX, LA PAIX VÉRITABLE, LA PAIX DU PEUPLE

Notre jeunesse et nos populations doivent refuser de suivre les uns pour aller en guerre contre les autres !

Elles doivent exiger qu’on leur rende compte publiquement de la gestion des ressources de notre pays depuis cinquante ans !
Elles doivent exiger que cesse le mépris du peuple et des pauvres de chez nous !

Elles doivent exiger qu’honneur soit rendu aux vrais patriotes qui, au prix de leur liberté et parfois de leur vie, ont lutté pour le triomphe des libertés et de la démocratie dans notre pays !
Elles doivent exiger la réparation de tous les torts faits aux victimes et au peuple !

Elles doivent exiger la PAIX, la PAIX VÉRITABLE, LA PAIX DU PEUPLE ! Et la seule voie, selon nous, d’une paix digne de ce nom, nous l’avons indiquée depuis notre conférence de presse du samedi 9 octobre 2010 : « Ni coup d’État. Ni guerre civile. Ni violence d’aucune sorte. Mais la repentance, la réparation des torts et la conversion c’est-à-dire la métanoïa, le changement de comportement, et pas forcément de religion. Pour l’amour du prochain et celui du peuple, qui sont, depuis l’avènement de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, la vraie crainte de Dieu. […] Par les voies de la vérité, réaliser enfin l’union de tous ceux qui acceptent de placer l’intérêt de notre pays au-dessus de leurs petits calculs égoïstes. C’est vrai, l’union fait la nation, mais pas n’importe quelle union si nous ne voulons pas que les mêmes causes entraînent les mêmes effets. Pour sauver le pays en danger, l’union doit être réalisée autour de ceux qui sont connus de tous dans le pays pour s’être tenus à l’écart de toute corruption et de toutes menées qui entravent le développement de notre pays. [ …] Pour procéder à ce changement de cap, est-ce vraiment déplacé d’envisager une « refondation de la République », la réunion d’une Assemblée constituante, une nouvelle conférence nationale, - dont il faudra, bien entendu, définir les modalités -, puis un gouvernement de transition ? »

Si d’aventure le peuple devait un jour prendre les armes, ce sera comme Jésus qui prend le fouet pour chasser les marchands du Temple. Ce sera, lorsqu’en viendra le temps, quand le peuple en aura véritablement décidé, pour défendre ses propres intérêts contre l’ensemble de ceux qui l’affament, contre l’ensemble des hypocrites et des sépulcres blanchis, c’est-à-dire contre l’ensemble des acteurs de la fraude électorale et des pilleurs de l’économie nationale ! Ce soulèvement général est un droit démocratique reconnu par toutes les constitutions. La constitution actuellement en vigueur dans notre pays le reconnaît en son préambule lorsqu’elle vise la Charte des droits de l’Homme qui stipule en son article 35 : « Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » (Extrait d’un document du PCB, en date du 25 octobre 2010 et intitulé « Le PCB et la question du pouvoir »). Dans un style qui est celui des papes et où il faut lire au sens propre entre les lignes, le pape Paul VI, dans son encyclique du 26 mars 1967, Populorum progressio (Sur le développement des peuples), reconnaît ce droit des peuples à l’insurrection : « l’insurrection révolutionnaire - sauf le cas de tyrannie évidente et prolongée qui porterait gravement atteinte aux droits fondamentaux de la personne humaine et nuirait dangereusement au bien commun du pays – engendre de nouvelles injustices, introduit de nouveaux déséquilibres, et provoque de nouvelles ruines. On ne saurait combattre un mal réel au prix d’un plus grand malheur ».

Nous l’avons dit au café rencontre du 30 octobre 2010 : l’insurrection ne se décrète pas, cependant les circonstances de ras-le-bol grandissant peuvent la faire intervenir à tout moment. Nous devons avoir à cœur de la prévenir par un dialogue hardi pour le triomphe de la vérité, de la justice, de la miséricorde et de la paix… avant qu’il ne soit trop tard !

P.S. :

Contact : Albert Gandonou Tél : 97 47 72 90 ou 95 95 81 44
albert.gandonou@cpcm-benin.org

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